Comprendre... la crise financière

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Comprendre... la crise financière

Message  setamir le Ven 10 Oct - 15:30

Comprendre... la crise financière


Grâce à des gens bien placés pour en parler, nous allons tenter de comprendre la crise financière qui a secoué les Etats-Unis et ébranlé le reste du monde...

La crise financière qui secoue le marché mondial est partie des Etats-Unis et a entraîné dans son sillon des déboires gigantesques dans toutes les régions du monde. D'où est partie cette crise ? Pour comprendre il faut se pencher sur les habitudes culturelles outre Atlantique. Aux Etats-Unis, un ménage épargne 0,5% de son revenu, alors qu'en France, c'est 16% (cotisations retraite non comprises) qui sont destinés à l'épargne. Prises de risques et consommation à outrance, deux particularités culturelles explosives qui ont mené à la situation actuelle ? Pour mieux comprendre la situation, nous avons demandé l'avis d'un banquier et d'un économiste...

D'où est partie cette crise financière ?

L'avis du banquier : Tout vient de la crise immobilière aux Etats-Unis (subprime). Les banques ont fait des prêts à taux variables à des gens pas forcément super solvables. Les taux ont augmenté, les gens ont eu des difficultés à rembourser leurs emprunts… En même temps, les biens ont perdu de leur valeur, alors qu’ils servaient de garantie aux banques. Du coup, les gens ne payent plus, les banques n’encaissent plus de cash… Ce qui provoque un problème de liquidités.
Ensuite, on a assisté à un ralentissement économique aux Etats-Unis : hausse du chômage, moins bons résultats des sociétés, problèmes de liquidités pour les banques qui détiennent finalement une quantité énorme de prêts subprime et qui doivent tout simplement les « write off » ou virer du bilan. Après, c’est l’engrenage…

Les Etats-Unis, c'est la culture du risque

L'avis de l'économiste : Pour comprendre, il faut comparer les systèmes américains et européens. En Europe, une banque fait plusieurs métiers, du dépôt, de l'assurance, de l'investissement, ce qui lui permet, en regroupant ses billes, d'avoir un capital commun important. Aux Etats-Unis, une banque fait soit du dépôt, soit de l'investissement. En cas de crise, les banques d'investissements n'ont donc aucun capital fixe ni de quoi "se retourner". De plus, le modèle américain n'étant pas basé sur l'épargne des ménages, aucun dépôt sur qui compter en cas de coup dur...
Au début de la crise, pour faire face à la baisse du marché, les banques ont mis en bourse les hypothèques, qu'ont acheté des fonds d'investissement pensant faire une bonne affaire. Mais les créditeurs n'ont plus payé leurs dû, et les fonds se sont retrouvés avec du gruyère à la place de ce qu'ils pensaient être une bonne affaire...

Concrètement, que s'est-il passé aux Etats-Unis ces derniers jours ?

L'avis du banquier : Ces derniers jours, on a assisté à la fois à une crise de liquidités (les banques n’ont plus de cash) et surtout à une crise de confiance dans le système dans son ensemble… Les investisseurs craignaient que des banques fassent faillite, ils vident alors leurs comptes pour investir dans des US treasuries (bons du trésor US) et le prix des actions des banques chute, ce qui accentue la crise…

L'avis de l'économiste : Ces derniers jours s'est déroulée aux Etats-Unis une crise de confiance entre les établissements financiers. En effet, les banques et les assurances ne se faisaient plus confiance entre elles car elles savaient qu'elles étaient touchées de près ou de loin par la crise des subprimes. Concrètement, chaque jour les banques se prêtent de l'argent, et ces derniers jours une partie de la valeur de cet argent était incertaine.

Etait-ce prévisible ?

L'avis du banquier : C’était plus ou moins prévisible, mais pas de manière aussi dramatique. La semaine dernière, la FED a décidé de réinjecter des fonds dans le système et de reprendre aux banques leurs « worthless assets » (c'est-à-dire les actifs sans valeur), ce qui fait qu'après la dégringolade les actions des établissements financiers on repris 30 à 40% de valeur, redonnant un peu de tonus au Cac 40…

L'avis de l'économiste : Oui, dans la mesure où l'on connaît la tendance des banquiers américains à prendre de gros risques. Aux Etats-Unis, il n'est pas inconcevable d'autoriser un crédit à une personne déjà endettée à 50% de son salaire. Ainsi sont prêtées des sommes importantes à des clients qui auraient eu peu de chance d'être acceptés comme créditeurs, et pour se prémunir les banques octroient leurs prêts à des taux variables donc très supérieurs à ceux pratiqués pour un client lambda. Par exemple, un étudiant d'Harvard se verra facilement accepter un prêt important dans la mesure où sa banque jauge de son salaire au sortir de ses études.
"Les banques prêtent à des gens peu solvables en misant sur l'argent qu'ils gagneront dans l'avenir"

Peut-on parler d'un effet domino ?

L'avis du banquier : Effet domino oui, vu que tout le système est touché, quelque soit la région du monde…
L'avis de l'économiste : Oui, même si les résultats de cette crise n'arrivent pas tous sur le même front, ni en même temps.

Est-il encore possible d'enrayer la crise ?

L'avis du banquier : C’est une bonne question… Le fait que la FED et d’autre banques centrales injectent des milliards peut aider, mais la confiance ne reviendra pas de si tôt…
L'avis de l'économiste : Il est possible de tirer des leçons pour adapter les différents systèmes, notamment en freinant les prises de risques dans les investissements, en obligeant les établissements à une plus grande clarté quant aux liquidités qui circulent.

Quelles sont les répercussions au niveau mondial ?

L'avis du banquier : Toutes les régions du monde sont impactées, mais principalement les Etats-Unis et l’Europe. La France pour l’instant ne semble pas trop mal, mais les banques sont aujourd'hui plus tributaires de la BCE, qui a injecté 40 milliards pour que le marché européen retrouve sa stabilité. Ce sera donc une nouvelle relation de dépendance entre elles et la BCE qu'il faudra certainement prendre en compte !

Au niveau local, dans nos agences, l'argent va se faire rare donc précieux, et les prêts vont "coûter" plus cher aux particuliers.

L'avis de l'économiste : Tout d'abord, les premiers concernés - les Américains - vont devoir accepter de voir augmenter leurs impôts pour réparer les dégâts. Aussi, l'économie chinoise va pâtir de cette crise dans la mesure où elle est très dépendante des "commandes" américaines, car elle n'a pas encore des fondamentaux assez solides pour s'auto-réguler, comme ça a été plus ou moins le cas en Europe, grâce à l'argent injecté par la BCE.
Au niveau politique, à court terme cette crise sera sûrement bénéfique au candidat Barack Obama, dans la mesure où le principal responsable de cette crise est la mauvaise gestion du gouvernement Bush. Le candidat démocrate n'aura donc pas de peine à jeter l'opprobre sur sa gestion et à rallier les américains dépités à sa cause. D'autant que McCain déclarait récemment "ne rien y comprendre en économie", un message qui présente mal au vu de la situation actuelle ! Il y a quand même eu un effet bénéfique à cette catastrophe, il s'agit du prix des matières premières et du pétrole ayant baissé…

Que faire pour ne pas que cette situation se reproduise ?

Dès que la situation sera stabilisée, l'Etat va revendre les banques qu'elle a sauvé de la faillite. Il faudra alors faire attention au marché américain, et d'ailleurs ils devront eux-même sûrement repenser leur modèle. Ce n'est pas la première crise de ce type, même si celle ci a touché le marché financier à une échelle jamais atteinte jusqu'alors.

Quelques définitions :

Les transferts inter-bancaires, c’est l’argent que les banques se prêtent entre elles, a un taux (LIBOR) fixe chaque jour.

La FED, ou réserve fédérale américaine, est la banque centrale des Etats-Unis. C'est elle qui supervise la politique monétaire, elle a aussi l'obligation de faciliter la croissance économique.

La BCE est la banque centrale en charge de la monnaie unique européenne, l’euro. Sa mission principale consiste à maintenir la stabilité des prix au sein de la zone euro et, par conséquent, à préserver le pouvoir d’achat de l’euro. Elle a décidé d'injecter 40 milliards d'euros pour que les marchés financiers européens ne s'enrayent.
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Message  Charlestone le Dim 12 Oct - 15:27

C'est ce que tu veux dire Sétamir, en plus simple !!!

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Re: Comprendre... la crise financière

Message  setamir le Dim 12 Oct - 17:36

Setamir: Presque! mais l'article ne m'appartient pas, je l’ai lu dans un site libre. L'ayant trouvé intéressant et simple de compréhension, je l'ai reproduit pour faire profiter les internautes de ce forum.

Voici mon commentaire
(Publié également par NOVOSTI du 20/ 10/ 2008)

En résumant ce que nous n’avons cessé de dire, d’écrire, ici et ailleurs je me permets, de commenter ainsi :
Tout simplement :
On appelle « crise » quand il y a dérèglement d’un processus qu’il soit économique, politique, social et autres. On parle ainsi, de crise boursière, pétrolière, etc. Elles sont passagères ou dramatiques. Elles peuvent être locales, sectorielles ou généralisées.
Pour l’heure, il s’agit , en gros, d’une crise de « liquidité » suivi d’une crise de confiance entre les institutions financières qui a provoqué une chute des prix des actions des banques suite à des prêts immobiliers ’subprime’ à des clients insolvables ou dont les remboursements sont incertains. D’où ralentissement économique avec ses conséquences d’abord aux USA, d’où est partie la crise, puis ses répercussions au niveau mondial du fait de l’interdépendance des économies.
Pour y échapper, il faut soit vivre « en vase clos » en autarcie où rien ne sort ou ne rentre (ce qui est inimaginable voire absurde) ; car cela suppose que l’on produit tout et que l’on se satisfait de tout. Soit s’engager dans un protectionnisme rigoureux avec ses implications du fait du ‘principe de réciprocité’. Dans ces cas, même les économies fortes ne peuvent se le permettre.
Dès lors, l’Algérie ne peux échapper aux effets de cette crise du fait au moins des variations en baisse des prix du pétrole qui est notre principale source de revenu et de nos consommations qui proviennent en majorité des importations. On n’est donc maître de rien dans ce genre de crise. On dépend des aléas de l’économie mondiale que dirigent les grands selon leurs intérêts exclusivement et rien d’autre. Au capitalisme de production sensé instaurer la liberté d’entreprendre pour la création de richesse et instaurer le bien être s’est substitué inévitablement, du fait de ses contradictions, celui de la spéculation qui est son antithèse. Et ce seront toujours les pauvres qui en pâtiront car ce sont les pays riches qui décident et fixent tout : et les prix des matières premières et les prix des produits manufacturés qu’ils nous vendent. En somme « j’achète au prix que je veux et je vend aux prix que je fixe ». La solution ? Franchement je n’en ai pas ! Que peut-on bien faire à des maîtres du monde, à leur tête l’Amérique, arrogants et violents qui dictent, par la menace souvent, de tout ce qui est bon ou mauvais dans le monde, qui provoque des guerres entre les Etats. Que peut-on faire quand des institutions internationales et autres Unions auxquelles ont dresse des ‘règles’, des ‘droits’ et ‘obligations’ et sensés protéger des abus et injustices sont à leurs ordres. L’expérience nous montre que dès qu’il y a crise, on érige une structure « internationale » sensée « prévenir » et « guérir » pour le bien de l’Humanité et ce sont toujours les pays puissants souvent ex-colonisateurs qui en sont les initiateurs. Que peut-on faire quand ces structures au fil du temps, des conjonctures et des intérêts, sont perverties pour devenir des auxiliaires des lobbyings associatifs à « buts humanitaires » et autres. Que peut-on faire quand ces puissants s’organisent en monopole capables d’imposer leur idées en ne lésinant sur aucun moyen pour façonner la pensée, en l’orientant, en l’influençant ou en la manipulant. Faire de même en s’organisant ? Oui mais il faudra convergences d’intérêts et volonté politique ; ce qui est loin d’être le cas dans ces pays instables à tous points de vues ! Que peuvent bien faire ces pays, en riposte, quand leurs systèmes politique, économique, social, culturel sont souvent opposés voire antinomiques. Le mal est donc d’abord en ces pays souvent fournisseurs de matières premières. Le seul moyen c’est de créer une base commune en adoptant les valeurs universellement admises que sont les libertés, la démocratie, la justice sociale, l’éducation qui sont un gage de stabilité et de confiance interne d’abord. Quand la justice va, tout deviendra possible ! Pour ce qui concerne notre pays, il faudra s’attaquer : Au système basé sur la rente qui n’engendre qu’immobilisme, inepties et injustices car le peuple n’aspire qu’au bien être et à la justice. Aux incompétences au niveau des institutions et faire appel aux vraies compétences pour diriger nos institutions au lieu des flagorneurs qui mangent à plusieurs râteliers. Aux comportements abusifs des responsables et autres commis de l’état qui se traduisent par des attitudes irraisonnées et insolites : insolence, tartuferie, duplicité, esprit prédateur et de butin. Aux sélections discriminatoires, pour l’accès aux postes de responsabilités, qui obéissent exclusivement à la soumission. A ce « deux poids deux mesures » en matière de justice et de répartition des richesses, encore de règle. A ces paradoxes et dualités qui laissent les citoyens méfiants et défiants et les étrangers réticents. Chaque pays a ses spécificités mais globalement ce sont les causes principales car il y a bien un net antagonisme entre les classes dirigeantes, souvent négligentes et le peuple de ces pays. La tâche est ardue, longue, et qui exige de grands sacrifices. Mais à l’échelle de l’humanité ce n’est que quelques minutes. Si « nos systèmes » ne sont pas près à s’adapter aux exigences du nouveau millénaire en s’y ‘plaisant’ dans des « doctrines » éculées, injustes et discriminatoires on ne s’étonnera pas alors des révoltes récurrentes souvent violentes ainsi que des persécutions des autres qui sont loin de nous révéler le bon « mode d’emploi » afin qu’ils restent toujours maître de ces contrées utiles. Ainsi, nous continuerons, la mort dans l’âme, à subir les révoltes incessantes des populations, la fuite éperdue des jeunes vers d’autres contrées, le « ras le bol » général, les appréhensions vis-à-vis de la chose publique, la restriction des droits civiques, le manque de civisme, la méprise de l’autorité … en attendant que des hommes de bonne volonté accordent à cette situation l’attention totale qu’elle mérite.


Dernière édition par setamir le Lun 20 Oct - 21:57, édité 1 fois
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  rosinette le Mer 15 Oct - 12:36

et si nous essaierions de voir cette crise differemment!
n'y a t'il pas derrière tout cela un désir de créer une société en deux parties différentes?
les tous pauvres et les tous riches?
quand on sait qu'une grd partie des fonds investis en Amérique viennent de l'arabie Saoudite, que la plupart des grdes industries Américaines sont aux tois quart entre les mains des Israéliens et des Emirs?(pourquoi croyez vous que l'Amérique soutient Israël( pour leurs beaux yeux) si la Palestine avait les pouvoir financiers plus grds que cette dernière , les rôles seraient renversés!
l'industrie de la famille Bush qui a deux fois s'est trouvé aux bord de la faillite a été a chaque fois sauvée par des investissement financier de la famille BEN LADEN et OUI ceux -la même???? les plus grds usines d'armements sont également entre leurs mains , alors faire la guerre est tout profits pour ceux là?
quand on sait que tout ce qui se fait n'est que pour le profit que de quelques uns , grdes fortunes dans le monde, que même la mort de milliers d'hommes ne les retient pour faire leurs profit??????
alors je me demande si tout ceci n'est pas de la poudre aux yeux, tout mettre a plat, pour donner la possibilité a ces grdes fortunes de tout racheter au prix les plus bas et ainsi posséder le monde entier, comme cela a toujours été leur but?
de cette façon, ils apauvrissent le plus grd nombre et eux s'enrichissent !

j'ai une anecdote, oh j'espère quelle ne vous blessera pas car ce n'est pas mon but, mais simplement pour montrer leur état d'esprit.(c'est une blague, mais bien réelle)
un jours, Blair et Bush discutent, quand arrive Chirac
-vous semblez très occupés chers collègues.
-oh répond Bush, on préparent la troisième guerre mondial.
-ah! et vous en êtes où?
-Bah! on n'a pas encore tous les détails, mais le but est d'exterminer 14 millions de musulmans et un informaticien!
-??????????? un informaticien?....pourquoi voulez vous exterminer un informaticien?
- je te l'avais bien dit , dit Bush a Blair, personne ne se posera de questions sur les 14 millions de musulmans ainsi!

voilà , je sais cette histoire doit choquer et je l'espère qu'elle choque , mais c'est pour montrer la mentalité et la fausseté de tout cela .
moi je ne fait aucunement confiance aux grds de ce monde, ils nous manipulent pour leur propres profits, le reste peut crevé, il n'en ont rien a faire! Evil or Very Mad
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  rosinette le Mer 15 Oct - 12:58

une autre certitude!

une enquête du sénat découvre que les Etats-Unis livres une soixantaines de fois des cultures bactériologiques entre 1985 et 1989 aux laboratoires militaires Irakiens? mais là , personne n'en parle!
a la suite de la première guerre du golf, la CIA avait proposé d'éliminer Saddam Houssein, mais Bush sénior, s'y était opposé.
lors du Proces de Saddam on sait que des preuves ont étés fabriquées, par contre les diffusions soit disant en directe ont étés différées de plus d'une demi heure pour donner la possibilité aux Etats-Unis de sencure ce qui pourait être dit par lui, qui impliquerait ces derniers?
alors, venir quelques années plus tard crier aux scandales parce que l'Irac aurait de pseudo-ADM c'est plutôt culotté?....maintenant on sait que c'était un mensonge tissé de toutes pièces? prétexte comme un autre pour aller s'emparer des richesse de se Pays et alimenter encore les tensions dans le monde Arabe?
et hop une nouvelle guerre éclate, et qui en profite???
toutes les entreprises pour lesquelles travaillent les membres du gouvernement Bush!
Halliburon, Boeing, Carlyle , groupe qui met alors en vente des actions de UDI et fait 225 millions de Dollars de bénéfices
Maintenant, quand on voit le résultat de la guerre en Irac?
quelle désolation! ces gens vivaient dans un état presque moderne avec des tas de facilités, d'accord Saddam était un dictateur! mais bon qui ne l'est pas quand il est au pouvoir, je n'ai pas oublier la façon dont l'amérique a poursuivit les communistes, et au nom de la liberté , assassiné bon nombres! alors dites moi depuis leur soit disant libération, les Iraquiens vivent-ils mieux? il y a plus de morts actuellement que du temps du soit disant TYRAN???????
NON NON et NON, c'est la désolation, l'electricité les accomodations ne sont toujours pas rétablies(pas urgent, ça ne rapporte rien!) par contre tous ce qui était a volé, l'a été !
ce monde me dégoute, je suis en colère permanente!
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  setamir le Mer 15 Oct - 17:36

rosinette a écrit:et si nous essaierions de voir cette crise differemment!
n'y a t'il pas derrière tout cela un désir de créer une société en deux parties différentes?
les tous pauvres et les tous riches?
quand on sait qu'une grd partie des fonds investis en Amérique viennent de l'arabie Saoudite, que la plupart des grdes industries Américaines sont aux tois quart entre les mains des Israéliens et des Emirs?(pourquoi croyez vous que l'Amérique soutient Israël( pour leurs beaux yeux) si la Palestine avait les pouvoir financiers plus grds que cette dernière , les rôles seraient renversés!Evil or Very Mad
____________
Entièrement d’accord avec vous rosinette.

Voilà ce que j’avais écrit dans plusieurs sites après la suspension du sous-préfet Bruno Guigue , pour avoir publié un article polémique intitulé "Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU" le mettant -selon sa hiérarchie- en porte-à-faux avec son devoir de réserve.

Il avait commenté ainsi : « BRUNO GUIGUE : “Ma faute ? Avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale”: Dans les jours qui ont suivi mon “limogeage”, les éditorialistes Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me prendre pour cible. Prenant courageusement le parti du pouvoir contre un homme seul, ils ont caricaturé mes propos et stigmatisé ma personne. Point commun de ces commentaires peu amènes ? Sous une avalanche de procès d’intention, un pesant silence à propos des faits que j’avais mentionnés dans ma tribune. Sans toujours réitérer l’accusation grotesque d’antisémitisme proférée par Luc Rosenzweig, ils insinuent que je me serais condamné moi-même par l’outrance de mes propos. »

Mon commentaire, à cette occasion, se rapproche bien de votre analyse (au sujet de ce que l'on nomme le complexe militaro-industriel Américain) à la différence qu’il fustigeait plus le lobby en question. Aussi, je me permets de le reproduire ici.


Quelle démocratie et qu'elle liberté ?

La démocratie, la liberté d’expression et la justice sont des vertus fondamentales pour préserver la paix dans les Etats et dans le monde. Les Etats à civilisation continue doivent réaffirmer à l’humanité ces principes cardinaux tout en étant à l’avant garde dans la lutte contre toutes les formes qui avilissent l’être humain. Bien qu’il existe des esprits libres indépendants et altruistes, il y a toutefois des égarés, des ‘illuminés’ et des stupides qui s’imaginent que le monde leur appartient car fort de leur argent, de leurs armements, et de leur capacité à imposer leur point de vu, leur inepties ou leur idéologie par la force souvent.
Pour aboutir et établir leur hégémonie, les masses médias ainsi que les organisations dites ONG sont le moyen efficace pour occuper et contrôler tous les espaces d’expression et d’action.
La majorité des journalistes “faiseurs d’opinion” appartiennent aux lobbyings associatifs dont des groupes de presse qui s’organisent en monopole politique souvent pro sioniste. Ils sont tenus de se plier à leur doctrine et stratégie soit par militantisme ou affinité soit par crainte ou nécessité. Pour ce faire, il ne lésine sur aucun moyen pour façonner la pensée en l’orientant, en l’influençant ou en la manipulant tout en n’hésitant pas à infiltrer les institutions et tous les groupes sociaux, économiques politiques et culturels. En faisant main basse sur le paysage politico-médiatico-économique, ils assurent leur pérennité et surtout leur crédibilité en opérant dans des pays comme la France car historique, des libertés et des droits de l’homme. Du fait de son aura la France apparaît ‘idéale’ comme base à l’avant-garde des idées sionistes et expansionnistes. Aujourd’hui, c’est le sionisme, à travers ses lobby en occident, qui décide de ce qui est bon ou mauvais dans le monde, S’il décide, en l’occurrence, que la France, l’Allemagne, l’Iran, la Syrie, le Liban, les musulmans, les arabes ou les Chinois sont antisémites, racistes ou anti démocratique, ils y mettent tous les moyens en ne s’embarrassant, le moins du monde, ni d’éthique ni de vilenie. Le sioniste sait user et abuser de la souffrance passée du Juif en faisant ressentir à l’Occident, à dessein, un sentiment de culpabilité pour gagner une sympathie dissimulée.
Ainsi, toute une pléiade d’intellectuels ‘de service’, dans le monde, est mise à contribution pour permettre d’atteindre leurs objectifs sournois en distillant leur venin dans les esprits : qui pour culpabiliser, qui pour détourner l’histoire en présentant le 60ème anniversaire comme « l’indépendance » d’Israël, qui pour pervertir la réalité quotidienne du conflit israélo-palestinien en présentant ces derniers comme des “terroristes fanatiques” ou la Palestine un territoire vide habité par des “cafards et de serpents qu’il faut écraser», qui pour brandir aux éclairés et aux Etats l’infâme chantage à la dictature ou à l’antisémitisme pour les obliger à se plier ou à se taire, qui pour diaboliser des pays comme L’Iran (qui jusque là on une politique nucléaire conforme au Droit), la Syrie, le Soudan, le Pakistan et d’autres.
Qui peut actuellement dénoncer : la guerre injuste contre l’Irak et les violations des Droits de l’Homme commises ? La prison de Guantanamo et les tortures d’Abou Graïb ? La prison « à ciel ouvert » qu’est Ghaza ? Le mur entourant la Cisjordanie tel un grand ghetto ? Les crimes commis contre les palestiniens et le Liban ? La poursuite de la construction de colonies et la violence des colons qui se permettent d’arracher et de brûler des milliers d’arbres fruitiers des paysans palestiniens en plus du blocus ignoble imposé ? Les assassinats de journalistes indépendants et des pacifistes commis par l’armée israélienne ? Les outrages continus à l’ONU (ou ce qui en reste) et aux Lois internationales? Etc. Ils sont rares dans la configuration médiatique actuelle. Un commentateur a écrit à ce propos: « Leur discernement est altéré car ils s’avèrent incapables de déterminer qui fait le mal et qui le subit, qui est l’occupant et qui est l’occupé, qui est l’assassin et qui est la victime. Ceci permet de comprendre que lorsqu’il s’agit de la désastreuse politique d’Israël, ils ont d’énormes difficultés à reconnaître la vérité, car cette vérité les condamne lourdement »… « Or, on voit bien où mène le Sionisme en Israël et aux USA Il n’est pas acceptable qu’un Etat de droit comme la France respectueuse du Droit international et de son obligation à le faire respecter, soit perçue dans le monde, comme soutenant l’Etat d’Israël, condamné par 65 résolutions de l’ONU toujours en sommeil. Ceci porte gravement atteinte à l’image et aux intérêts de la France et de tous les français » Que reste-il de cette liberté lorsque tout est dicté à partir de l’Amérique? Il n’y a actuellement de liberté de l’information ou de pluralité des opinions que dans de rares journaux ou dans cette «boite magique» incontrôlable qu’est Internet (et encore). On y relève de sincères mécontentements en réaction aux injustices et à cette idéologie de colonisation et d’expansion, source de nombreux troubles et conflits.
Singulièrement, se sont les Etats censés inspirer l’humanisme, qui sont pervertis en centres de leurs actions et de leurs projets funestes en particulier le France et l’Angleterre. Et l’impact sioniste sur leur classe dirigeante est tel qu’ils ont perdu tout raisonnement quand il s’agit de juifs : un crime commis contre un juif mobilise, des semaines durant, toute la classe politique pour en faire un « martyre » de l’antisémitisme, alors que les assassinats, par racisme d’arabes, d’africains, d’asiatiques sont classés « faits divers », un conseiller d’un ministre qui est aussi réserviste de l’armée israélienne est une situation pour eux « normale ». Quant on insulte dans les journaux une religion, l’Islam plus précisément, et son prophète c’est de la ‘liberté d’expression’ alors qu’un fait banal relatif aux juifs voire aux chrétiens devient « affaire d’Etat » susceptible de « sanctions internationales » etc.
Il est vrai qu’on ne peut rien contre ce dictateur de Bush qui piétine l’ONU et qui peut décider d’une guerre s’il estime qu’un pays risque de devenir sont ennemie ou contre un David Frum et son ‘axe du mal’, un Daniel Pipes partisan de l’éradication des Palestiniens et expert en désinformation, un Richard Perle surnommé ‘prince des ténèbres’ artisan de la guerre contre l’Irak, un Douglas Feith partisan de la déportation des populations de Ghaza et de Cisjordanie en Irak, un John Hagee… pasteur, contre ce clan ‘ intellect’ de France et autres AIPAC et CUFI ; mais l’injustice ne dure jamais.
Tout le mal vient de ce Moyen Orient outragé par la greffe d’un factice Etat sur un territoire déjà peuplé d’êtres humains, de cette abjecte injustice que l’on fait subir à des peuples sans défense, de cette idéologie de racisme, d’inégalité et d’apartheid qu’est le sionisme, de ces lois scélérates et autres ingérences que l’on imposent aux ex-colonies ou Etats nécessiteux, de ce monopole avilissant d’une minorité sur le reste du monde.
Comme tous les systèmes despotiques, dictatoriaux ou à idéologies iniques, le sionisme condamné par l’Histoire, tombera comme toutes les tyrannies.
Chomsky avait donné une réponse nette à une question sur ‘l’appétit’ d’Israël pour la guerre et qui pourrait mener à son auto destruction : « j’ai écrit il y a des décennies que ceux qui s’appellent « supporters » d’Israël sont en réalité des supporters de sa dégénérescence morale et de sa probable destruction suprême. Je crois également depuis des années que le choix clair fait par Israël de l’expansion au lieu de la sécurité, depuis qu’Israël a refusé la proposition de Sadate d’un traité de paix complet en 1971, pourrait bien mener à cette conséquence.» Bon entendeur salut !
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  rosinette le Mer 15 Oct - 19:15

setamir, je n'ai pas ton érudition, mais je réagis en être humain, avec la faculté de raisonnement qui m'est donné! en plus se m'exprime dans une langue qui n'est pas la mienne(je suis flamande)
le monde est dirigé par une poignée d'homme sans scrupules pour qui la vie des autres n'a aucune importance, les manipulations qu'ils exercent par les médias, font que grd nombres se laissent berner!
imaginez une alliance entre une poignée de milliardaires de plusieurs Pays, essentiellement les ETATS-UNIS et L'ARABIE SAOUDITE(bien que selon moi les premiers manipulent les les seconds ) cette poignée tirent les ficelles, prêts a tout,dont l'éthique et le sens moral ont disparu au fil de ans au profit du pouvoir de l'argent!
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  setamir le Mer 15 Oct - 22:22

Nous n'avons pas à l'imaginer! C'est une réalité. Où se trouve l'essentiel de l'argent de ces milliardaires en particulier Saoudiens? Ce n'est certainement pas en Éthiopie, Soudan, Somalie et autres pays d'Afrique ni même en Europe! Il est "investi" dans la spéculation dans le système financier Américain qui en use et abuse pour faire fonctionner son complexe militaro- industriel allant jusqu'à provoquer des guerres, et éliminer physiquement même tous ceux qui les gênent.
Voici ce que dit le 17 décembre 2002, dans Newsweek, le directeur de la CIA: « Nous avons les moyens de façonner l’opinion publique mondiale », en disposant d’un budget, pour « financer les opérations de corruption, de recrutement de personnes au profil douteux et les opérations d’assassinats à l’étranger. ».Un calcul a même été fait pour délimiter le budget d’une opération de corruption de mille « personnes clés (parlementaires, journalistes, scientifiques, juges, etc.) » dans chacun des 50 premiers pays de la planète.
Les Etats-Unis disposent de moyens financiers pour corrompre des parlementaires de la presque totalité des pays de la planète, de juges, et des rédacteurs en chef des principaux médias. J'ai lu une fois ceci: «Devenue de plus en plus une infraction transfrontière, la corruption, avec la libéralisation effrénée de l’économie mondiale, ouvre à son domaine d’intervention un espace sans limites et encore plus fructueux, celui des affaires en tant que point de rencontre de trafics en tout genre où se conjugue la masse colossale de leurs bénéfices mutuels. La corruption devenait une menace très sérieuse pour le nouvel ordre mondial qui s’installait, après sa victoire sur le collectivisme, sur le concept du “bienfait de l’ouverture des relations économiques internationales.”».
Même en pleine crise, l'Amérique a fait appel à l'argent Saoudien.C'est vrai que l'argent n'a pas d'odeur. Mais mal acquit,il perverti l'esprit et ôte la dignité.Il déshumanise aussi.
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  Charlestone le Ven 31 Oct - 19:33

( J'ai trouvé cette histoire magnifique, elle explique du manière très simple la crise financière !)

Mme Ginette tient une buvette à Bertincourt, dans le Pas-de-Calais.
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter la fréquentation de sa clientèle. Elle augmente donc un peu les prix de base du "Calva" et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire de Bertincourt passe un jour prendre un café et pense aussitôt que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables. Il commence à faire crédit à Mme Ginette, avec les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre.

Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire. Ils conduisent au NYSE, à la City de Londres, au Bourses
de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties - les ardoises des ivrognes de Mme Ginette - sont totalement inconnues de tous.
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.
La buvette de Mme Ginette fait faillite. D’autres aussi.

(Source: Evene)
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  Charlestone le Ven 31 Oct - 19:35

Vu que le système, qui est basé sur l'argent et les liens organiques, est touché, alors l'impact des effets touchera toutes les régions du monde, mais principalement les États-Unis et l’Europe et un peu moins les pays d'Asie. Mais les résultats de cette crise n'arrivent pas tous sur le même front, ni avec le même effet, ni en même temps. Les banques centrales des pays touchés injectent des milliards peut aider (ils achètent les actifs pourris, c'est les dettes des ivrognes), mais la confiance ne reviendra pas. Car les banques se rendent compte de l'énormité de clients insolvables (les alcoolos de la buvette de Mme Ginette).
Pour enrayer les effets de la crise, les gouvernements essayent de freiner les prises de risques dans les investissements, en obligeant les établissements bancaires à une plus grande clarté quant aux liquidités qui circulent (pour faire crédit a Mme Ginette, la banque doit être sûr de la solvabilité des clients/alcoolos de sa buvette).
Dans tout ce qu'on voit ces derniers temps, les États sont intervenus pleinement dans les affaires privées en utilisant des procédés socialistes pour sauver les banques! Ce qui a fait dire a un spécialiste de la finance: "On est en train de faire du communisme sans les travailleurs". (C'est un peu comme si l'Etat Français paient toutes les dettes des alcoolos de la buvette à Mme Ginette pour lui permettre de continuer a travailler et de ne plus faire des crédits a tout va et de faire attention ! Il faut faire des crédits aux riches uniquement ). Je ne plaisante pas, c'est la devise des capitalistes ultra libéraux ! On travaille avec l'argent des pauvres pour fructifier l'argent des riches. Ai-je raison ou tort ?


Dernière édition par Charlestone le Ven 7 Nov - 13:03, édité 1 fois
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Re: Comprendre... la crise financière

Message  setamir le Dim 2 Nov - 13:17

Charlestone a écrit:
Pour enrayer les effets de la crise, les gouvernements essayent de freiner les prises de risques dans les investissements, en obligeant les établissements bancaires à une plus grande clarté quant aux liquidités qui circulent ...
Dans tout ce qu'on voit ces derniers temps, les États sont intervenus pleinement dans les affaires privées en utilisant des procédés socialistes pour sauver les banques! Ce qui a fait dire a un spécialiste de la finance: "On est en train de faire du communisme sans les travailleurs". (C'est un peu comme si l'Etat Français paient toutes les dettes des alcoolos de la buvette à Mme Ginette pour lui permettre de continuer a travailler et de ne plus faire des crédits a tout va et de faire attention ! Il faut faire des crédits aux riches uniquement . Je ne plaisante pas, c'est la devise des capitalistes ultra libéraux ! On travaille avec l'argent des pauvres pour fructifier l'argent des riches. Ai-je raison ou tort?
_____________________
Par Amar D.
Juste.
L’on pourrait se demander pourquoi l’Etat intervient pour sauver le commerce de Mme Ginette. Alors qu’il fallait la laisser subir la faillite qui est toutefois un risque admis dans le système capitaliste qui n’admet que la performance régulée par la concurrence! En somme « laisser faire» économique selon le principe d’Adam Smith dans son ouvrage « La richesse des nations » et que l’Etat doit avoir pour seule tâche de maintenir l’ordre et la loi.
Le drame actuel est qu’il ne s’agit pas d’une ou de 10 ou 100 entreprises à mettre en faillite pour « non performance », mais d’une poignée d’entreprises puissantes qui dominent le système économique et financier de la planète ; qui dictent les règles selon leurs intérêts et leurs objectifs. Et du fait de l’interdépendance des économies, par l’échange et le partenariat, toute défaillance quelconque se répercute nécessairement sur l’ensemble des entreprises et des économies. La faillite de ces entreprises entraînera un effondrement de tout ce qui est lié directement ou indirectement avec toutes les conséquences économiques et sociales (chômage, baisse de la production, etc.) à l’échelle de la planète. Le problème est qu’au capitalisme de production, sensé instaurer la liberté d’entreprendre pour la création de richesse et instaurer le bien être, s’est substitué inévitablement, du fait de ses contradictions, celui de la spéculation qui est son antithèse. Donc un « boursicotage » au détriment de l’économie réelle, créatrice de richesse, qui est celle de la production de biens et services. Des échanges se faisait donc sur du « vent », comme dans le cas de Mme Ginette, jusqu’au jour ou … il n’y avait plus de liquidité et personne ne fait plus confiance à personne et tous se retrouvent avec des « actifs » sans valeur. C’est la « faillite!». En conséquences , l’économie "réelle" ne trouvait pas d’argent pour fonctionner ou investir.
Que faire alors ? «Laisser faire ?».
Comme ces entreprises appartiennent aux tenants du pouvoir, aux « maîtres du monde », il est évident qu’ils useront de tous les moyens pour les sauver de la faillite et par la même sauver le « Capitalisme » qui est au cœur en tant que système. Comme le capitalisme ne peut survivre sans un système financier qui permet les emprunts pour investir et un marché pour le libre jeu de concurrence qui encourage l’échange, la performance et l’efficacité ; on comprend bien les enjeux et les contradictions qui peuvent surgir et susceptible d’ immobiliser tous le système.
L’interventionnisme étatique devenait donc incontournable au risque de disparaître. Ainsi donc, le capitalisme tel que idéalisé (liberté, échange, concurrence) n’aura jamais existé. Il s’agit plutôt d’un « accommodement » entre « libéralisme » et « étatisme ».
Et ce seront toujours les pauvres qui en pâtiront car ce sont les riches qui décident et fixent tout : et les prix des matières premières et les prix des produits manufacturés et de la mobilisation de l’argent nécessaire pour sauver, éventuellement, leurs entreprises.
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